l’Argentin a réalisé l’une de ses meilleures années
civiles, aussi bien d’un point de vue personnel que collectif. Auteur de
52 buts, ajoutés à 26 passes décisives, l’attaquant du Barça a aussi
remporté cinq titres (Championnat, Coupe du Roi, Ligue des champions,
Supercoupe d’Espagne et Mondial des clubs). Soit presque autant qu’en
2009, où il avait tout gagné et soulevé son premier Ballon d’Or.
Décisif, génial et indispensable
Après avoir franchi
la barre des 300 matches en Liga, en janvier, Messi est officiellement
devenu le meilleur buteur (295 buts à ce jour) et le meilleur passeur
(116 passes à ce jour) de l’histoire de la Liga. Des statistiques ahurissantes et
des limites repoussées en permanence, qui font aujourd'hui de lui un
quintuple vainqueur de la distinction la plus prestigieuse pour un
joueur en activité. Presque toujours décisif, souvent génial, comme en
finale de la Coupe du Roi (3-1) lorsqu’il a dribblé la moitié des joueurs de l’Athletic Bilbao avant de marquer en solo,
et indispensable en toutes circonstances, le gaucher semble se bonifier
avec le temps. Avec l’arrivée de Luis Suarez chez les Blaugrana, il y a
un an et demi, il a été replacé côté droit. Mais, toujours aussi libre
dans ses mouvements, il s’est parfaitement adapté pour rester l’atout
numéro un de son club.
«Il n'a pas grand-chose d'humain»
«Quand Leo est en forme, c'est toute l'équipe qui a le sourire, disait de lui son entraîneur Luis Enrique, en septembre, parce qu’il n’a pas grand-chose d’humain».
Ses performances en Ligue des champions ne peuvent que confirmer cette
impression. En huitièmes de finale, face à Manchester City (2-1, 1-0),
il a été impliqué sur les trois buts catalans. En quarts, il a encore
brillé contre le PSG (3-1, 2-0), tout comme en demies, avec un doublé au
match aller face au Bayern Munich (3-0). Puis il s’est encore signalé
au départ des trois actions décisives, lors de la finale en l'apothéose contre la Juventus (3-1).
Co-meilleur buteur du tournoi (10 buts), avec son partenaire Neymar et
son éternel rival, Cristiano Ronaldo, "La Pulga" pouvait difficilement
faire mieux lors de cette campagne.
Lionel Messi a perdu avec l'Argentine en finale de la Copa America. (Presse Sport)
Tout près (encore) d'un titre avec l'Argentine
En sélection, après
une finale de Coupe du monde perdue en 2014, l’Argentin est encore passé
tout près d’un titre. L’été ,
pays hôte de la compétition. Ce qui n’a pas empêché la star de finir
meilleur passeur (3). Papa d’un deuxième garçon depuis quelques mois,
Lionel Messi paraît plus épanoui que jamais, sur terrain comme dans la
vie. Pour Luis Enrique, il n’y a pas photo : «C'est le meilleur joueur du monde, sans aucun doute, à l'époque actuelle, et de l'histoire du football.»






